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Critique de la Bande Dessinée : La Valise
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Critique de la Bande Dessinée : La Valise

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mardi 9 octobre 2018 à 1400

Un must have pour les amateurs de dystopie !

La Valise est une bande dessinée à la colorisation sublime et aux thèmes universels. Si vous l'ouvrez, vous la dévorerez d'une traite. Esthétique et puissante, cette œuvre est un one-shot à ne pas laisser passer.

L’objet

Un format comics US, une couverture rigide, 112 pages et un cahier graphique qui présente l'univers de la BD en fin d’ouvrage tout ça pour 17 euros.

Avec un trait effilé et une colorisation à la lumière étrange, cette couverture intrigue : quelle est donc cette clé insérée dans le titre ?

Les auteur(e)s

Morgane Schmitt Giordano, Diane Ranville et Gabriel Amalric travaillent ensemble depuis 2011 et forment le studio The NEB : Ils collaborent sur des courts-métrages d’animation ou de cinéma, des fanzines hybrides... La Valise est leur première bande dessinée.

Le propos

Dans un monde alternatif, une Terre des années 30, une dictature domine le pays. Tout commence avec l’arrivée d’un terrible fléau, un des leaders, le Dux, grâce à une aura rassurante, prend les choses en main. Il donne des ordres clairs alors que la panique gagne le peuple. Un mur est construit et les personnes qui ne sont pas atteintes par la maladie se réfugient à l’intérieur de la cité. La situation d’urgence casse toute velléité de contestation.

Petit à petit, alors que la situation se calme, des voix commencent à s’élever contre les décisions du Dux et ce dernier montre alors sa vraie nature. D’une main de fer, il durcit le régime, son contrôle de la cité est absolu. La Vigie, une sorte de gestapo, traque les opposants au régime, réels ou fictifs. Une résistance se crée, intra et extra muros.

Une mystérieuse passeuse aide à faire sortir des gens de la cité pour retrouver la liberté en dehors des murs. Elle utilise une valise étrange. Toutefois, elle n’appartient pas à la résistance et demande un prix surprenant et exorbitant à ceux qu’elles aident : 7 années de vie par personne libérée cumulables sur une seule d’entre elles. Sa magie semble bien coûteuse mais c’est la mort qui les attend sinon dans la cité.

Au début de notre histoire, les résistants intra-muros sont sur le point d’être exécuté. Et les membres de la résistance extra-muros vont devoir faire appel à cette mystérieuse femme une nouvelle fois.

Des fonds noirs accompageent certaines planches et des blancs d'autres renforçant encore plus le lutte contre le mal eet renforçant cette ambiance dictatoriale.

Dame Cléophée est élégante, belle et vit seule dans un manoir en dehors des murs. Elle a un mode de vie assez subversif puisqu’elle entre librement dans la cité grâce à la relation qu’elle a nouée avec le Dux, mais qui est vraiment cette femme ? Quelles sont ses motivations ?

La Valise est une bande dessinée que l’on ne pose qu’une fois lue entièrement. L’intrigue est simple mais efficace et le propos parlera à tous les lecteurs et lectrices. Elle mélange habilement l’imagerie fasciste italienne et celle de la propagande soviétique pour donner vie à un dictateur paranoïaque et à son régime infâme qui brise l’espoir des gens sous couverts de protection. Le dessin est effilé, tranchant, il colle à l’ambiance et sert cet univers sombre.

La colorisation est superbe particulièrement autour des actes de l’héroïne avec ce vert étrange si lumineux. Les teintes rouges et grises enrobent bien le régime dictatorial. L’opposition or et ombre est parfaitement rendue par les couleurs choisies et la violence visuelle de cet or replace l’action des résistants dans la réalité de leurs actes. Au-delà de cette histoire de résistance et d’oppresseur, le personnage de Cléophée transcende l’intrigue et le temps. On la découvre peu à peu et à la fin de l’œuvre, j’aurai aimé la retrouver dans d’autres contextes.

Ce mois-ci, mois de l'imaginaire, une librairie a même consacré une expo à cette BD et j'espère que cette expo tournera tant l'esthétique mérite le détour.

Et pour le plaisir des yeux, quelques variantes artistiques de Dame Cléophée :

 

 

 

 

 

La conclusion de

La Valise est une bande dessinée dont le propos est universel et l'esthétique sublime : les dessins au couteau évoquent l'imagerie fasciste italienne et la propagande soviétique et servent la dureté de l'univers dépeint. La colorisation souligne l'aspect fantastique de l'intrigue et nous plonge dans une ambiance très particulière. L'histoire racontée de cette passeuse et de sa valise transcende le temps et nous renvoie à notre propre monde. Un must have éditéé chez Akileos.

Que faut-il en retenir ?

  • Une histoire aux thèmes universels
  • Une colorisation sublime
  • Un dessin qui soutient l'histoire

Que faut-il oublier ?

  • Y a seulement un tome, on en veut plus !

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